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Bande de filles

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Lycéens et apprentis au cinéma 2021-2022

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BANDE À PART

La Bande de filles du titre est celle que rallie Marieme, jeune fille noire vivant en banlieue parisienne. Quand elles sont réunies, les quatre amies semblent pouvoir combattre les lois de la cité qui réduisent les filles au silence. Le film montre en effet d’abord comment, pour Marieme, l’union fait la force. En se joignant à ses trois amies, elle découvre peu à peu l’aplomb et la confiance en soi qui lui manquent, au sein de sa famille comme à l’école, où son avenir semble bouché.

Pourtant, Marieme ne va pas rester avec la bande : son trajet personnel la mène peu à peu vers une autre vie où elle ne peut plus compter que sur elle-même. La confiance en soi va faire à nouveau place au doute et, surtout, Marieme va se durcir en faisant cavalier seul, son chemin devenant celui du trafic et de la violence. Le titre du film prend dès lors un autre sens : la bande est un passage obligé vers l’émancipation mais elle est aussi ce qui permet de ne pas s’égarer. En faisant bande à part, Marieme devra assumer une charge bien lourde à porter : celle des choix personnels qui définiront sa vie future.

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FAIRE FRONT

À première vue, l’affiche française de Bande de filles montre ce qu’annonce le titre. La bande est là, constituée de quatre jeunes filles regardant le spectateur droit dans les yeux. Dans ce regard qui nous interpelle, la fierté et une certaine arrogance témoignent de l’assurance des personnages.
On observera surtout la façon dont la bande occupe comme un bloc l’image entière, dans un cadrage serré. S’il y a une tête d’affiche, ce n’est que la bande unie ; les noms des comédiennes, inconnues du public, ne sont pas mis en avant. Que traduit, par ailleurs, l’absence de décor ?

L’affiche internationale, enfin, repose sur des choix apparemment très différents (personnage unique, cadrage plus serré, autre titre). Que révèlent ces modifications ?

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