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Psychose

États-Unis / 1960 / 109' /noir et blanc

Lycéens et apprentis au cinéma 2025-2026

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Rayures et déchirures

Un générique peut parfois en dire long sur les partis pris esthétiques d'un film et présenter déjà aux spectateurs les principaux motifs autour desquels s'articulera la mise en scène. C'est le cas du générique de Psychose qui fait défiler les noms au rythme sec et même brutal des rayures qui traversent l'écran. Hitchcock confia ce travail graphique au dessinateur Saul Bass, également à l'origine de la conception de storyboards (un découpage en images proche de la bande dessinée) servant de bases àcertaines scènes clés du film. Les lignes horizontales et verticales qui défilent font disparaître les noms aussi vite qu'elles les ont fait apparaître, selon un mouvement tranchant qui coupe les lettres, les mots, en plusieurs morceaux. De quelles manières ces lignes ressurgissent-elles dans Psychose ? Avec quels lieux, quels gestes, quels effets visuels entrent-elles en résonance ? Ce premier repère visuel, donné par le générique, permettra d'être attentif à la composition architecturale et graphique des plans (par exemple, les stores de la chambre d'hôtel du début) et à la manière dont elle conditionne les personnages. S'impose d'emblée une écriture rythmique qui sera reprise dans le montage de certaines scènes, un montage extrêmement fragmenté et « coupant » qui devient une action en soi. Une certaine violence transparaît ainsi dans ce générique qui met aussi en évidence un lien étroit entre le graphisme et la musique qui pourra se vérifier tout au long du film. D'ailleurs, ces lignes évoquent tout autant les barreaux d'une prison qu'une partition de musique ou les cordes des violons déchaînés que l'on entend : faute d'un budget conséquent, le compositeur Bernard Herrmann choisit de réunir un orchestre uniquement composé de cordes, une première dans l'histoire de la musique de film. À l'origine, Hitchcock avait pourtant imaginé un film sans musique, uniquement composé d'effets sonores et de bruitages, comme le laissent entrevoir certaines scènes. Les moments musicaux mettent en relief une « dynamique des émotions » chère au compositeur et au cinéaste, dont les écritures fusionnent parfaitement.

Pour aller plus loin

Quatre films

Fenêtre sur cour (1954) d'Alfred Hitchcock, Universal Pictures France.
Le Voyeur (1960) de Michael Powell, Studiocanal.
Halloween, La Nuit des masques (1978) de John Carpenter, Pathé.
Pulsions (1981) de Brian De Palma, Carlotta Films.

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Un roman
Psychose de Robert Bloch, Points, 2013.

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Une série
Bates Motel, série américaine et préquelle du film créée par Carlton Cuse, Kerry Ehrin
et Anthony Cipriano (2013-2017). Dans la saison 5, Rihanna reprend le rôlede Marion Crane.

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Un CD
Vertigo et la musique des films d'Alfred Hitchcock, Milan Music, 2012.

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Transmettre le cinema

Des extraits de films, des vidéos pédagogiques, des entretiens
avec des réalisateurs et des professionels du cinéma.
transmettrelecinema.com/film/psychose

L'analyse de séquence

Auteure de la fiche élève  Amélie Dubois

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