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Her

États-Unis / 2013 / 126' /couleur

Lycéens et apprentis au cinéma 2025-2026

Techno-dépendance ?

Sans attendre le futur (de plus en plus proche) de Her, quels liens quotidiens avons-nous

dès aujourd'hui avec la technologie connectée (ordinateurs portables, smartphones,

tablettes, iPods…) ? Devenons-nous techno-dépendants, voire en manque en cas de déconnexion prolongée ? Ou bien, comme Samantha dans Her, cette entité dotée d'une intelligence exponentielle, sommes-nous une génération inédite : la première dans l'histoire de l'humanité

à disposer, grâce à la technologie, d'un accès illimité et dynamique à la connaissance

et à l'apprentissage ? À l'avenir, l'homme devra-t-il lutter contre des machines envahissantes, comme l'imaginent  tant de films de science-fiction « paranoïaques »  Ou l'aideront-elles à mieux vivre, à devenir plus résistant et plus intelligent ?

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Un film de quel genre ?

Quand un spectateur va voir un film de science-fiction, il s'attend à la promesse ordinaire du cinéma américain : des mondes imaginaires et intergalactiques, des villes aux architectures
et aux engins futuristes, des êtres surhumains et des espèces vivantes inconnues, des effets spéciaux spectaculaires et à toute une pyrotechnie.
Bref, il s'attend à être dépaysé et à « s'évader ».

Rien de tout cela dans Her, film de SF « terre-à-terre » où Theodore, un simple employé, prend
le métro pour aller à son travail et le train pour partir en vacances. Her serait alors davantage un drame (un peu drôle) ou une comédie (un peu triste).

Ou bien une romance, mais elle aussi d'un genre nouveau : « A Spike Jonze love story » comme il est écrit sur l'affiche du film, une histoire d'amour « à la Spike Jonze », donc pas tout à fait comme les autres. Sur cette affiche dont le rouge est seulement troublé par deux yeux bleus au bord des larmes, impossible de réunir un homme et une femme qui s'aiment mais jamais ne se rencontrent, comme s'ils vivaient sur des planètes différentes : à lui l'image, à « elle » le titre…

Le jeu vidéo de Theodore

À deux reprises, Theodore joue chez lui à un jeu vidéo. La seconde fois, il accède à un niveau du game faisant surgi un petit personnage malpoli et facétieux, l'alien child (auquel Spike Jonze prête sa voix en s'amusant à la rendre suraigüe). Si Her prédit l'avenir technologique du monde,

le jeu Alien Child prédit peut-être celui du jeu vidéo : des personnages interactifs et même en dialogue avec le joueur ; aucun clavier, ni souris, ni manette, mais une gestuelle « dans le vide » du gamer qui tente de faire monter son avatar — un cosmonaute un peu fatigué — au sommet d'une colline ou de le faire avancer dans les tunnels d'une planète inconnue. C'est aussi un jeu connecté à d'autres technologies : au smartphone de Theodore (d'un geste, il projette sur le jeu des images contenues dans un e-mail qu'il vient de recevoir, s'attirant même à ce sujet

des commentaires acerbes de l'alien child…) ou à Samantha qui lui donne des conseils et le guide dans le labyrinthe. C'est enfin un jeu complètement immersif puisqu'au lieu de tenir dans

un écran plasma ou une fenêtre d'ordinateur, il occupe sous forme d'un hologramme tout l'espace du salon. Dans le monde de demain, on dirait que les jeux vidéo prennent beaucoup de place

(la seule amie proche de Theodore est une game designer) et qu'ils tiennent compagnie

à un homme seul, perdu et bloqué dans les méandres de son cerveau, comme son avatar

qui peine à trouver le chemin de la sortie.

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