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Blow out

Lycéens et apprentis au cinéma 2025-2026

États-Unis / 1981 / 107' /couleur / format 2.35

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Influences ...

Poursuivant les interrogations de grands cinéastes, Blow Out se place ouvertement
sous le parrainage de deux films essentiels du cinéma moderne :
Blow Up de Michelangelo Antonioni (1966) et Conversation secrète de Francis Ford Coppola (1974). Le premier est un film

qui s’interroge sur les apparences et les secrets de l’image, le deuxième sur ceux du son. Blow Out, comme somme des deux, s’interroge donc sur les apparences et les secrets de la combinaison de l’image et du son… c’est-à-dire du cinéma.
Dans Blow Up, un photographe croit voir surgir un revolver dans un coin d’une image

en agrandissant un de ses clichés. Dans Conversation secrète, un détective qui écoute un couple sur une place publique croit déceler dans leurs propos un projet criminel. Blow Out va reprendre

ce principe de l’indice caché dans un enregistrement et travailler sur un principe narratif emprunté
à Conversation secrète : réentendre plusieurs fois le même extrait sonore, mais avec d’autres angles d’écoute, qui dotent chaque fois la séquence d’un sens un tout petit peu différent.

... et collaborations

L’intérêt de Blow Out ne repose pas seulement sur les allusions et les citations. Dans le film, le cinéaste a su laisser une place créative importante à ses collaborateurs. Deux d’entre eux méritent d’être mis en avant. Le premier est le chef opérateur Vilmos Zsigmond, responsable d’une image très particulière. Si l’abondance des scènes de nuit permet de la qualifier de crépusculaire, elle apparaît en même temps striée de figures colorées mettant en valeur de nombreux éléments qui déclinent les lignes bleues et rouges du drapeau américain.Une telle image est véritablement celle d’un film noir… en couleurs. Le clair-obscur lié au genre « noir » s’associe ici à la palette acidulée du pop art. Zsigmond transcende de main de maître ce mélange d’influences a priori inconciliables.

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Un deuxième collaborateur essentiel de De Palma est le compositeur Pino Donaggio, qui a travaillé sur six films avec lui. Avec Blow Out, le musiciensigne une composition inattendue qui renforce la secrète dimension romantique du film. Reposant sur sept notes seulement, « Sally et Jack » est un thème simple qui apparaît de manière récurrente dans la bande originale. Il intervient une première fois de manière dépouillée lors

de la rencontre des deux héros à l’hôpital. Il sera entendu une dernière fois, dans sa déclinaison orchestrale et déchirante, lors du dénouement. Quelles sont les différences essentielles entre les deux versions ? Qu’un même thème musical puisse être d’abord entendu dans une scène intime puis comme un final de grande ampleur est une preuve supplémentaire du pouvoir de l’écriture sonore au cinéma.

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