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Blow out

États-Unis / 1981 / 107' /couleur / format 2.35

Lycéens et apprentis au cinéma 2025-2026

L'histoire

 

Parti de nuit dans un parc pour enregistrer des sons naturels, Jack, ingénieur du son

de Philadelphie, entend un bruit d’explosion puis voit une voiture plonger dans une rivière. Il sauve son occupante, Sally, mais pas le chauffeur, un gouverneur aux ambitions présidentielles. Plus tard, alors qu’il réécoute la bande, il se persuade que le son qui précède l’accident n’est pas seulementcelui d’un pneu qui explose, et qu’un coup de feu a été tiré.

À partir de photosde ce fait divers publiées dans la presse, il fabrique un petit film sonore, captant le son et l’image du coup de feu,

qui devient une pièce à conviction : l’accident
est sûrement un assassinat politique.

Jack demande à Sally de l’aider à faire
triompher la vérité. Mais un tueur, Burke,

rôde dans la ville et a pour mission
d’éliminer toutes les traces de l’attentat.

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Fiche technique

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Réalisation Brian De Palma
Scénario Brian De Palma
Image Vilmos Zsigmond
Son Dan Sable
Musique Pino Donaggio
Montage Paul Hirsch

Distribution France Mission
avec
John Travolta Jack Terry
Nancy Allen Sally Badina
John Lithgow Burke
Dennis Franz Manny Karp

 

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Brian De Palma, Vertiges du cinéma

Né en 1940, Brian De Palma est un cinéaste cinéphile qui fait partie de la génération dite du « Nouvel Hollywood » avec Coppola, Scorsese, Cimino, Malick, Lucas ou Spielberg. Certains de ces réalisateurs,

à partir des années 70, ont imposé des films en prise directe avec l’histoire immédiate des États-Unis,
évoquant des événements comme
l’assassinat de Kennedy, la guerre du Vietnam ou le scandale

du Watergate.

De cette génération, Brian De Palma est le plus attaché à une réflexion sur la forme. Il met son immense cinéphilie au service d’un art de la citation et du collage assez détonant. Certains de ses films comme
Obsession (1976), Pulsions (1980) ou Body Double (1984) sont ouvertement des variations autour

de thèmes et de récits empruntés à Alfred Hitchcock, ce que certains ont pu lui reprocher. Son inspiration est pourtant beaucoup plus diverse et s’attache à des genres inattendus comme la comédie musicale (Phantom of the Paradise, 1974) ou le film d’horreur (Carrie au bal du diable, 1976). Il est aussi l’un

des premiers cinéastes à s’interroger sur les rapports du cinéma avec d’autres types d’images :

celles de la télévision (Hi, Mom !, 1970) ou d’Internet (Redacted, 2007).

Blow Out est pour sa part un prolongement de deux oeuvres clés : Blow Up de Michelangelo Antonioni

et Conversation secrète de Francis Ford Coppola. La variété des sources qui inspirent De Palma révèle

un cinéaste virtuose, qui n’a pas peur des effets stylistiques appuyés et des mouvements de caméra spectaculaires. Il ne craint pas non plus d’avoir recours, comme à la fin de Blow Out, à des séquences

très riches en émotions. Ces excès et cette extravagance  ne l’empêchent pas de se montrer lucide

quant aux pouvoirs du cinéma. Méditation sur la perception et la manipulation du réel, Blow Out

le confirme à sa manière.

Fausse piste, Vraie interrogation

La première séquence de Blow Out est ouvertement une fausse piste. Un tueur à l’arme blanche rôde autour d’une résidence étudiante de jeunes filles. Le film de De Palma n’est en rien un film d’horreur, contrairement à ce « film dans le film » qui n’est pas d’emblée donné comme tel

et qui se situe à la limite de la parodie. Pourquoi commencer un film avec trois minute d’une séquence à laquelle on ne croit pas ? La conclusion

de cette scène, sous la forme d’un cri ridicule, pose une vraie question : peut-on dire que le spectateur commence à croire à ce qu’il voit
lorsque l’image et le son paraissent concorder ? Cette concordance peut-elle être fabriquée ?

La toute dernière séquence du film pourra également être mise en rapport avec cette ouverture et permettra de se demander comment

une même séquence, avec un son différent, peut être perçue de manière parodique (au début) et dramatique (à la fin).

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