L'esprit des lieux

La suite

Lycéens et apprentis au cinéma 2020-2021

LES SONS AU CINÉMA

Dans la perspective d’un travail d’écoute et de réflexion sur les sons d’un film, posons certains principes et définissons quelques termes permettant de désigner l’entendu :


- Les sons du film (contrairement aux images du film, qui elles sont “découpées“ par le bord du cadre) n’ont pas de limites spatiales précises.
 

- Il n’y a pas de limite au nombre et aux agencements des sons dans un plan de cinéma.

- Les sons et les images concourent ensemble au sens, à la forme, aux effets du film.

Ils sont à considérer essentiellement dans leurs interactions.
 

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“On distingue les sons IN, HORS CHAMP, OFF :


IN : un son dont la source concrète est visible en même temps à l’écran.


HORS CHAMP : un son, quel qu’il soit (voix, bruit, etc...) dont la source n’est pas visible en même temps sur l’écran, mais est supposée exister dans le lieu

et le temps de la situation montrée.


OFF : un son dont la source non seulement n’est pas visible en même temps sur l’écran, mais est supposée appartenir à un autre temps et un autre lieu,

réel ou imaginaire, que la scène montrée à l’écran.“


Extraits du glossaire de 100 concepts pour penser et décrire le cinéma sonoreMichel Chion.

L'histoire du son au cinéma, c'est ici

LES MÉTIERS DU SON AU CINÉMA


La création du son des films est un processus complexe et minutieux qui nécessite de nombreuses compétences. Il existe plusieurs métiers spécialisés :

 

L’ingénieur(e) du son est le/la garant(e) de la qualité sonore de tout enregistrement : sur le tournage d’un film, pendant une émission de télévision

ou de radio, lors d’un spectacle, etc. Il/elle travaille en étroite collaboration avec le réalisateur, le producteur ou l’artiste pour favoriser une prise de son optimale.
 

L’opérateur(trice) de prise de son est un(e) technicien(ne) du son capable d’intervenir en studio et ou extérieur, en choisissant le matériel dont il a besoin, effectuant les réglages appropriés. Il intervient en respectant les consignes données par l’ingénieur(e) du son avec le/la perchman, appelé(e)
aussi perchiste ou assistant(e) son.

 

Le/la monteur(euse) son s’occupe d’assembler les sons directs enregistrés lors du tournage des scènes et les ambiances, effets et musiques que le mixeur va utiliser pour composer la bande son finale.
 

Le/la mixeur(euse) mixe (équilibre des pistes sonores entres elles, effets, spatialisation, etc.) les éléments sonores enregistrés lors des tournages et les autres sons ajoutés lors des étapes de montage (ambiances, musiques, etc.) ou d’enregistrements complémentaires en studio (doublage, voix off, commentaires, etc.).
 

Le/la bruiteur(euse) produit manuellement ou mécaniquement des effets sonores pour des films, des émissions de télévision et même pour la radio.
Les cinéastes font par ailleurs appel aux musiciens et compositeurs (... ou à un audio-naturaliste comme Marc Namblard) pour enrichir la matière sonore du film. Dans le cadre d’une réalisation en équipe réduite, en particulier dans le cinéma documentaire, il n’est pas rare qu’une seule personne assure successivement plusieurs de ces rôles.

Serge Steyer et Stéphane Manchematin – extrait du dossier
de production de “L’esprit des lieux“ :

“Avons-nous conscience, lorsque nous regardons un paysage, qu’une partie des émotions ressenties provient du fait que nous l’écoutons aussi ?

Notre écoute dirige notre regard, nous permet parfois de mieux appréhender,

de synthétiser.

Un sentiment de plénitude éprouvé dans un lieu peut tenir à la qualité du silence

qui l’accompagne, même si cela devient de plus en plus rare.

Reste-t-il un endroit au monde où l’on puisse durablement échapper au bruit d’un avion

ou d’autres pollutions sonores ?“

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La fin ici

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